Outre l’obligation légale et les économies d’énergie qu’il génère, le ramonage est avant tout une question de prévention.
Au fil du temps, le conduit d’évacuation se remplit de suies et de résidus issus de la combustion des matériaux de chauffage. Ces substances volatiles peuvent s’enflammer à l’intérieur du conduit et embraser à leur tour les résidus collés aux parois du tuyau. En cas de défaut de ramonage, ces résidus, présents en quantité importante, aggravent la propagation de l’incendie. Le principal risque est donc l’éclosion d’un feu, puis sa propagation à l’extérieur du conduit. Un conduit de cheminée mal entretenu peut contenir de la suie ou des goudrons, aussi appelés bistre, et quelquefois des nids d’oiseaux ou de guêpes.
Au contact des fumées extrêmement chaudes circulant dans le conduit, ces éléments peuvent s’enflammer et provoquer un incendie, ou même produire des refoulements de fumées.
Le second risque encouru est l’intoxication par des gaz, et notamment le monoxyde de carbone (CO). Une cheminée bouchée refoule des gaz dangereux et des émanations toxiques, incolores et inodores mais potentiellement mortelles.
Sans envisager le pire, un simple défaut de ramonage peut vous valoir une amende pouvant atteindre 450 €.
Voilà pourquoi il est important de faire ramoner tous vos conduits de cheminée deux fois par an : une fois avant le début de la période de chauffage, l’autre au cours de la saison de chauffe si l’appareil de chauffage au bois constitue le chauffage de base du logement.